ARTICLES DE NUTRITION
Saturation protéinique programmée
Par Jim Taylor
Les protéines sont le matériau avec lequel sont fabriqués les muscles, voilà la raison pour laquelle les culturistes sont de vrais maniaques des protéines. Au début, il s'agissait de savoir quels aliments en apportaient la plus grande quantité, pour les incorporer au régime alimentaire. Ensuite, on voulut savoir combien de protéines il fallait consommer pour favoriser l'hypertrophie musculaire. Après, nous avons assisté à un débat dans lequel il était question de la meilleure protéine pour le développement musculaire. Enfin, en début de ce siècle, il s'agira plutôt de déterminer la programmation de son administration, car les dernières investigations démontrent que non seulement le "combien", mais aussi le "quand" sont la clé de la croissance musculaire. 

Dans les cercles médicaux et sportifs, on commence à parler d'une théorie qui a été énoncée il y a quelques années par Future Concepts. Je ne suis pas tout à fait sûr qu'ils aient été les premiers à le faire, mais en tout cas c'était la première fois que j'en entendais parler.
D'après cette théorie, il faudrait programmer l'ingestion de protéine de façon à créer des "creux" et des "pleins" selon un timing établi avec précision. Déjà à l'époque, je la trouvais très convaincante, parce que très logique, mais je ne l'ai vraiment comprise qu'à partir du moment où j'ai pu accéder à une certaine littérature technique complémentaire. La théorie en question est maintenant, paraît-il, acceptée par de nombreux experts.
Comme vous le savez, le groupe Future Concepts se penche sur l'incidence positive de la prise de masse musculaire sur les systèmes immunitaire et cardio-vasculaire et les bienfaits qui en découlent. Toute action visant à l'amélioration la capacité de développement musculaire est par conséquent étudiée en priorité absolue.
Les protéines constituent la base des structures musculaires. Pour activer leur resynthèse, Future Concepts propose la saturation protéinique programmée, une stratégie basée sur la mise à profit de l'homéostasie et de la régulation de la réceptivité musculaire.

ANABOLISME DISCONTINU
L'homéostasie est la faculté qu'a notre corps de rétablir son propre équilibre dès qu'il décèle un manque ou un excès, anabolisme y compris.
Par exemple, on a constaté que l'administration d'une grande quantité d'acides aminés accélère sensiblement le rythme de resynthèse protéinique. Voilà la bonne nouvelle. La mauvaise est que cet anabolisme accrû ne dure en moyenne que de la 30ème à la 120ème minute après l'administration. A partir de là, il est géré à la baisse jusqu'à zéro, même si l'on continue à ingérer des acides aminés. Vous aurez beau répéter l'opération pour relancer la resynthèse, rien n'y fera. Après un certain temps, les muscles perdent de leur sensibilité aux actions aux visées anabolisantes.

SENSIBILITÉ MUSCULAIRE AUX ACIDES AMINÉS
Il n'est pas facile d'expliquer pour quelle raison les muscles deviennent indifférents aux acides aminés, après en avoir été inondés. Cela semble contredire ce qu'on considérait comme acquis, à savoir, que la musculature grossissait tant que l'irrigation sanguine lui apportait des acides aminés. Selon cette nouvelle théorie –que plusieurs études viennent confirmer–, la réponse anabolisante à l'ingestion de protéine, c'est-à-dire à l'apport d'acides aminés, est transitoire. L'arrivée constante de ces substances azotées insensibilisent les muscles, et l'on ne connaît que deux manières de leur rouvrir l'appétit : le jeune et l'entraînement. Mais nous y reviendrons. 

QUEL TYPE DE PROTÉINE EST LE PLUS ANABOLISANT ?
Cette question a soulevé mainte polémique, et non des moindres. Il y a beaucoup d'intérêts à l'oeuvre, ce n'est pas par hasard que la protéine est le supplément le plus vendu. Deux camps se font la guerre, celui du petit-lait et celui de la caséine.
Les études indépendantes à ce sujet nous permettent d'affirmer que la caséine est plus fortement anticatabolisante que le petit-lait. Au cours d'un de ces travaux, d'une durée de 12 semaines, porté sur des policiers en surpoids qui suivaient une diète hypocalorique d'amincissement, on administra de la caséine à un groupe et du petit-lait à l'autre, dans les mêmes quantités. A la fin du test, on constata que le premier avait éliminé davantage de graisse et moins de muscle que le second.
Certains mettent en avant que cela est dû à la rapidité avec laquelle on digère le petit-lait, ce qui le fait disparaître vite du sang, effet que l'on peut contrecarrer en administrant de faibles doses à brefs intervalles. Cependant, si d'une part ces petites quantités ont un effet anticatabolisant, de l'autre elles ne stimuleront pas le seuil d'anabolisme, lequel n'a lieu que lors d'un apport massif d'acides aminés. Cette forme d'administration peut toutefois être efficacement utilisée au cours d'une diète de définition, non seulement pour éviter la dégradation protéinique, mais aussi pour ses effets rassasiants.
Or, le culturiste doit rechercher les deux effets pour prendre du muscle, aussi bien l'anabolisme que l'anticatabolisme. Il serait de tout point erroné d'en faire une alternative. 

LA THÉORIE DES SITES RÉCEPTEURS
L'explication la plus plausible de l'action anabolisante des protéines sur les cellules musculaires est l'existence dans ces dernières de récepteurs spécifiques d'acides aminés. Les scientifiques en ont découvert, par exemple, pour la leucine, et on en présume d'autres pour divers acides aminés, qui auraient un comportement similaire à celui des hormones, dont le facteur eucaryotique d'initiation (eIF-4e) stimule la resynthèse protéinique, dès qu'elles atteignent leurs sites récepteurs.
Malheureusement, ces récepteurs n'étant pas particulièrement sensibles, on a besoin de grandes quantités d'acides aminés (hyperaminoacidémie) pour les stimuler. Leur capacité réceptrice et anabolisante reste néanmoins éphémère, car étant réglée presque immédiatement à la baisse, ce qui explique leur inactivité lors de nouveaux apports d'acides aminés. C'est comme quand vous entrez dans une pièce où l'on a fumé. Vous remarquez tout de suite l'odeur du tabac, mais si vous y restez quelques minutes, cette impression s'évanouira graduellement jusqu'à ce que vous deveniez insensible à l'odeur. La seule forme de le percevoir à nouveau consiste à quitter la pièce et respirer de l'air pur, avant d'y retourner.
Eu égard du fait qu'il n'y a que deux manières d'augmenter la sensibilité des sites récepteurs –le manque de nourriture et l'exercice–, Future Concepts a mis au point une préparation spécifique qu'on ingère immédiatement après l'entraînement, qui aura lieu de préférence deux fois par jour, en très courtes séances, afin d'activer la sensibilité aux acides aminés, tout en évitant le surentraînement.

AVEC OU SANS HYDRATES DE CARBONE ?
Cette question est toujours objet de controverse : les hydrates de carbone favorisent-ils ou font-ils obstacle à l'utilisation des protéines ? Certains prétendent que ces dernières sont digérées dans un environnement stomacal acide, tandis que les hydrates de carbone en réclament un basique, voire anti-acide. Leur ingestion accompagnés de protéines serait susceptible de créer une sorte de conflit gastrique, au détriment du versement d'acides aminés dans le torrent circulatoire.
Une étude récente semble avoir fait la lumière sur la question. En effet, on a constaté que l'ajout de 30g d'hydrates de carbone complexes à de la caséine, rendait celle-ci plus fortement anticatabolisante, tout en préservant ses acides aminés de la dégradation dans le foie. A noter que l'addition d'hydrates de carbone semble ralentir le rythme d'absorption, à moins d'être des monosaccharides (rapides). Ce qui vient une fois de plus confirmer que pour freiner l'absorption excessivement rapide du petit-lait en vue de favoriser ses propriétés anticatabolisantes, il faut le combiner avec des maltodextrines de libération lente.

LA SATURATION PROTÉINIQUE PROGRAMMÉE
La théorie de Future Concepts sur la sensibilisation est confirmée par la communeauté scientifique. Effectivement, dans la pratique, on observe que le matin, au lever, après de longues heures privé de nourriture, notre organisme réagit à l'ingestion de protides en induisant une accélération de la resynthèse de protéines (anabolisme), seulement comparable à celle qui a lieu peu après l'entraînement (la plus forte). On a constaté lors d'une étude que la réponse dépendait de la dose et du type de protéine : les lentes ne déclenchaient pas de réponse anabolisante et une dose de 30g –considérée normale par certains– ne stimulait pas suffisamment les récepteurs. La régulation de la sensibilité de ces derniers est un phénomène rythmique déterminé par la présence d'acides aminés et leur quantité.
Or, il est possible de jouer sur le degré d'assimilation d'acides aminés en effectuant des décharges et des recharges, comme on le fait depuis toujours avec les hydrates de carbone. L'organisme réagit à la privation de glucides en surcompensant, c'est-à-dire en accumulant tansitoirement en surplus ces nutriments, quand ils sont à nouveau disponibles.
Pour augmenter les stocks de glycogène –forme sous laquelle le muscle emmagasine les hydrates de carbone–, d'abord on réduit fortement les glucides et on s'entraîne davantage. Spolié de ses réserves de glycogène et privé de l'ingestion de glucides, dès que l'on reprend l'apport de ces derniers, les muscles s'approvisionnent en glycogène en abondance pour en constituer de plus larges réserves qu'avant la décharge. C'est un procédé courant avant un concours culturiste, pour obtenir un volume musculaire supérieur. Ses effets sont cependant de courte durée. Quand les hydrates de carbone font à nouveau régulièrement partie de la diète, la surcompensation cesse et les stocks de glycogène retrouvent la normale.
Au moyen d'une programmation exacte de quantité, type et timing de l'administration des protéines, on peut déclencher un pic d'absorption et de resynthèse qui se traduira par une croissance musculaire plus rapide.
Après des années de recherche en quête de méthodes et outils naturels favorisant la prise de poids sec sans avoir recours à des substances interdites, l'équipe de Future Concepts croit avoir résolu le problème. Grâce à des scientifiques comme eux, la science de la nutrition moléculaire avance jour après jour et découvre de nouvelles stratégies permettant de développer de la masse musculaire pure, sans danger.

LA STRATÉGIE
Celle mise au point par ce groupe de chercheurs consiste à diviser l'entraînement en deux séances brèves, mais intensives, au cours desquelles on attaque chaque muscle séparément. Une telle approche n'est probablement pas viable pour la plupart des pratiquants, qui ne peuvent se rendre au gym qu'une fois par jour. Quand elle peut être mise en pratique, elle s'avère néanmoins très efficace.
Elle est complémentée de l'administration d'ergoceutiques, préparations mises au point par Future Concepts à l'objet d'activer la croissance musculaire par diverses voies. Il ne s'agit pas de suppléments au sens conventionnel du terme, mais des formules d'une considérable portée sur le plan métabolique et endocrinien, dérivée de composés d'origine alimentaire de forte action biologique.
Seuls deux d'entre eux ont des propriétés nutritionnelles, les autres n'apportent aucun principe actif alimentaire et son uniquement destinés à stimuler certaines actions endocriniennes favorisant l'anabolisme et arrêtant le catabolisme.
En plus de ces deux derniers effets, les deux ergoceutiques qui nous occupent contiennent des éléments nutritionnels indispensables à la croissance. Il s'agit du WP R10 et du WP P11.
Le premier –conceptualisé pour être pris à n'importe quel moment de la journée– apporte trois sources de protéines : le petit-lait (concentré et isolat du concentré), de la caséine sous forme de caséinates et de l'oeuf. Il est fortement anticatabolisant du fait qu'après ingestion, ses acides aminés passent dans le sang à un rythme constant, pendant plusieurs heures.
Dans cette formule, les protéines représentent plus de 50% du total, 30% les hydrates de carbone complexes –maltodextrines à libération lente– et 7% les acides gras insaturés, dont de l'acide linoléique conjugué, des oméga-3 et des triglycérides de chaîne moyenne.
Outre les trois macronutriments, le WP R10 livre de nombreux composants qui facilitent la digestion (enzymes digestives), l'absorption (lysophosphatidylcholine) et le métabolisme (pyridoxine) des acides aminés et des peptides. Il fournit également des éléments inhibiteurs de la lipogenèse, ou formation de matières grasses, par le biais de la stabilisation du niveau d'insuline et du blocage de l'enzyme citrate lyase, responsable de la transformation des glucides en tissu adipeux. Viennent renforcer son action antigraisse d'autres composés favorisant la lipolyse et la production d'énergie.
Des molécules anabolisantes stimulent la sécrétion hormonale, notamment celle de testostérone, d'hormone de croissance et d'IGF-1.
Très anabolisant, le WP P11 apporte de son côté un peu plus de protéines que l'antérieur, mais étant conçu en vue d'être pris seulement au lever ou après l'entraînement, sa formule est différente et ses protéines proviennent uniquement d'un hydrolat du concentré de petit-lait, composé de peptides courts qui s'incorporent au sang avec célérité et provoquent une hyperaminoacidémie induisant l'anabolisme, à un moment où la sensibilité des sites récepteurs est extrême : après l'exercice.
Les hydrates de carbone y représentent aussi 30%, mais ils sont ultrarapides et d'index glycémique maximal, celui du dextrose, qu'on chiffre à 100.
Pour ce qui est des acides gras, le WP P11 n'apporte que des oméga-3, parce qu'ils sont ceux qui favorisent le plus efficacement l'anabolisme et la réceptivité à l'insuline des cellules musculaires.
Afin de renforcer ces actions, cet ergoceutique contient diverses molécules spécifiques de la dynamisation de l'anabolisme, au moyen d'une production accrue d'insuline –essentielle pour la surcompensation accélérée–, de testostérone, d'hormone de croissance et du facteur de croissance similaire à l'insuline (IGF-1).
D'autre part, il contrecarre l'effet catabolisant de l'exercice intensif au moyen de diverses particules spécifiques, ainsi que ceux des radicaux libres, auxquels il oppose une barrière antioxydante formée de glutathion –le plus puissant antiradicalaire que l'on connaisse–, d'acide alpha-lipoïque, de N-acétyl-cystéine et d'acide ascorbique.
Finalement, ne voulant laisser aucun paramètre biologique au hasard, Future Concepts ajoute au WP P11 toute une série d'agents qui interviennent dans la régénération des tissus en phase métabolique accélérée, entre autres celle de cartilages, tissus conjonctifs et foie.
Le WP P11 est la formule anabolisante idéale pour être utilisée au lever et juste après l'entraînement, car elle est conçue pour tirer le meilleur parti de la sensibilisation musculaire qui a alors lieu. C'est là qu'il faut rechercher la saturation protéinique pour obtenir les meilleurs résultats. Un sachet délayé dans de l'eau le matin et deux tout de suite après la séance de musculation accéléreront considérablement votre rythme de croissance. Loin d'être les affirmations gratuites d'un groupe de théoriciens, la science et les résultats empiriques issus de récents travaux au niveau universitaire s'en portent garants.
Le WP R10 par contre, apportera tous les éléments essentiels mettant un frein au catabolisme à longueur de journée. Un sachet dans le courant de la matinée et un second l'après-midi pareront efficacement au catabolisme et à la dégradation des structures musculaires.
Si vous désirez réellement concrétiser au maximum votre potentiel génétique, il ne suffira pas de suer sang et eau en salle, mais il vous faudra rester aux écoutes des dernières découvertes scientifiques en fait d'entraînement et de nutrition biologique. Pour l'heure, Future Concepts, ses ergoceutiques et ses techniques de saturation protéinique programmée sont à la pointe du progrès scientifique. Sachez en profiter, d'autant que ces formules commencent à être disponibles sur le marché.