Acides gras essentiels Omega 3

Bénéfiques pour le muscle cardiaque et aussi pour les autres

Par le Docteur Groul

Les acides gras omégas 3 se sont fait connaître dans le monde entier et maintenant il est totalement normal de voir des pubs sur n’importe quel type d’aliments enrichis par ces graisses salutaires.
Depuis le lait, les œufs, les céréales, les yaourts, etc… on dirait que de nos jours, on peut ajouter de l’oméga 3 pour convertir n’importe quel aliment en un aliment salutaire, et surtout plus commercial, parce que la conscience générale sait qu’ils sont bons pour la santé, alors sa vente augmente remarquablement.
Oui, les omégas 3 sont très bons pour le muscle cardiaque, mais ils le sont aussi pour les muscles squelettiques, car il a été démontré qu’ils favorisent le métabolisme et la dégradation du tissu adipeux.

Avant d’entrer en plein dans le sujet des omégas 3, permettez-moi rapidement de vous rappeler que nous sommes en train de parler de graisses et que dans ce type de nutriments, il y en a des bons et des mauvais. C’est comme ça, il y a des bonnes et des mauvaises graisses.
Le corps humain a besoin de graisses parce qu’elles contribuent à un bon nombre d’activités métaboliques fondamentales et parce qu’en plus, elles font partie de nos propres structures, sans aller plus loin, le cerveau, la moelle épinière et les parois cellulaires sont composés de graisses, par conséquent, sans graisse, on tomberait malade et on mourrait.
Cependant, il faut souligner que certaines graisses sont nocives pour la santé, alors que d’autres sont bonnes et nécessaires. Les graisses nuisibles sont celles qui proviennent de la charcuterie, des aliments de fast-food, de la pâtisserie industrielle, ainsi que celles qui résultent de certains processus industriels comme l’hydrogénation, alors que les salutaires proviennent des huiles végétales, des graines, des fruits secs et autres végétaux à feuille verte.
Pendant les décennies des années 50 et 60, les maladies cardiaques et autres problèmes vasculaires ont été associés avec l’ingestion de graisse dans la diète et les taux élevés de cholestérol. Ensuite les scientifiques ont appris davantage sur la graisse sanguine et ont vérifié que tout le cholestérol ne se comportait pas pareil dans le corps et que pendant qu’un type, LDL, se déposait dans les artères, occasionnant la plaque, l’hypertension et en provoquant des attaques cardiaques, un autre type, HDL, faisait tout le contraire, en éliminant la plaque des artères et en l’expulsant du corps.
Ils ont découvert alors qu’il y avait un bon cholestérol, les lipoprotéines de haute densité (HDL), et un mauvais, les lipoprotéines de faible densité (LDL), mais qu’aussi dans la diète il y avait de bonnes et mauvaises graisses.
Plus concrètement, on a compris que les graisses sous forme solide à température ambiante sont préjudiciables par le fait d’être saturées, alors que celles qu’on retrouve sous forme liquide à cette température sont insaturées et par conséquent salutaires.
Mais les omégas 3 sont arrivés.

La diète des esquimaux
Quelques hommes de science ont attiré l’attention sur la découverte que la population du peuple esquimaux vivait avec une diète sans végétaux et que cette dernière été composée exclusivement de protéines et d’une grande quantité de graisse, provenant des poissons gras qui forment son alimentation et cependant les gens de cette population ne connaissait pas les maladies cardiaques et pratiquement pas le cancer.
Comme vous le savez tous, dans l'Antartique, il n’y a pas de végétaux à manger et les poissons et animaux qui le peuplent possèdent un pourcentage élevé de graisse afin de pouvoir résister aux basses températures, graisse dont s’en alimentent les esquimaux, ce qui représentait une contradiction par rapport à ce qu’on avait vérifié en occident, la relation étroite et directe entre l’ingestion de graisse et l’importante augmentation des maladies cardiaques.
L’étape suivante fut d’analyser le type de graisses de la diète de ce peuple et on a découvert qu’il était porté sur deux graisses essentielles que le corps humain ne peut pas fabriquer lui-même, mais dont il a besoin pour de nombreuses fonctions. Il s’agit de l’acide eicosapentaenoïque (EPA) et l’acide docosahexaenoïque (DHA), nommés oméga 3 de par leur configuration chimique et par les doubles liens qu’on y trouve.
Même si le corps humain peut synthétiser les acides gras à partir d’autres matières premières selon sa nécessité, deux sortes ne peuvent pas être synthétisées, il s’agit de l’acide linoléique (acide gras oméga 6) et l’acide linolénique (acide gras oméga 3).
Mais c’est à partir de l’acide linoléique que l’organisme peut fabriquer les EPA et les DHA qui sont à la fois membres de la famille des omégas 3, avec 20 et 22 atomes de carbone chacun.
Ils sont vraiment essentiels à la croissance et au développement normal et jouent un rôle important dans la prévention et le traitement de diverses maladies.

Les omégas 3 et les huiles de poissons sont bons pour le cœur
Les poissons, spécialement les gras comme le saumon, le maquereau, la truite, le hareng ou les sardines contiennent des quantités phénoménales d’EPA et de DHA.
Actuellement, il existe assez de preuves scientifiques qui mettent en relief que ces acides gras essentiels peuvent exercer des effets salutaires comme les suivants :

- Diminuer le risque de thromboses, c'est-à-dire la présence de coagulons dans le sang, et par conséquent d’attaques cardiaques.
- Diminuer les niveaux de mauvais cholestérol, LDL.
- Empêcher la croissance de la plaque artériosclérotique.
- Améliorer la fonction endothéliale et artérielle.
- Réduire le risque de souffrir d’arythmies, qui se répercute sur le cœur.
- Améliorer la fluidité et la circulation du sang.
- Atténuer les réponses inflammatoires.
- Augmenter les niveaux de HDL dans le sang (bon cholestérol), ainsi que réduire l’hypertension.

Par conséquent, c’est clair que les huiles de poissons sont bénéfiques pour le système cardiovasculaire.
Il faut souligner que seule une partie de l’acide linoléique finit en se convertissant en EPA et DHA parce que le corps l’utilise de préférence pour produire de l’énergie. Ceci signifie que la consommation de sources d’acide linoléique ne garantie pas toujours des niveaux optimum d’EPA et de DHA, alors que les huiles de poisson les proportionnent déjà directement, puisqu’elles s’ingèrent ainsi déjà formés et elle n’a pas à les fabriquer à partir de l’acide linoléique.

Les omégas 3 sont bons pour la musculature et le culturisme
C’est clair que les propriétés cardio-protectrices des omégas 3 intéressent tout le monde, y compris les athlètes, et davantage si l’entraînement est très intense et si à cause des pressions de sa spécialité sportive ils encourent des risques, comme les diètes poussées ou même l’utilisation de substances dopantes, comme les stéroïdes qui nuisent au système cardiovasculaire.
D’un autre côté, des évidences scientifiques mettent en avant que les omégas 3 peuvent être positifs pour la musculature de différentes manières, comme par exemple, en augmentant de la sensibilité à l’insuline.
Dans une étude de trois semaines avec des animaux de laboratoire, on a vérifié que l’addiction  à l’oméga 3 dans la diète (et non l’oméga 6) augmentait la sensibilité à l’insuline et on a pu constater que les muscles utilisaient deux fois plus d’acides aminés, ce qui augmente l’anabolisme protéinique, spécialement dans le muscle squelettique. Suite à ces études, les chercheurs ont suggéré que les omégas 3 pouvaient, par ce mécanisme, aider les athlètes à augmenter leur masse musculaire.
D’un autre côté, quand les acides oméga 3 s’incorporent à la membrane des cellules rouges du sang, ces dernières deviennent moins visqueuses et moins résistantes à la circulation, ce qui revient à dire qu’ils favorisent la circulation du sang, en améliorant l’apport d’oxygène et de nutriments aux muscles, en augmentant ainsi sa capacité de rendement et en élevant le seuil de fatigue.
D’autres études ont mis en avant que l’apport régulier et constant d’oméga 3 dans la diète augmentait significativement la dépense énergétique et calorique totale, que l’on pratique ou non une activité physique.
Par conséquent, ce n’est pas difficile d’en déduire que sa consommation habituelle conduit à une augmentation de la dépense calorique et à une réduction substantielle de l’excès du tissu gras accumulé avec le temps.

En résumé
Les acides gras essentiels omégas 3 sont hautement bénéfiques pour l’organisme, surtout pour le système cardiaque et vasculaire, et suite à de nombreuses études, ils ne résultent non seulement positifs pour le muscle cardiaque, mais aussi pour le reste des muscles en général, c'est-à-dire du système squelettique, c‘est justement pour ça que vous vous entraînez avec insistance.
Assurez-vous que votre diète ne manque pas de poissons et par mesure de sécurité, ajoutez un supplément d’huile de poisson ou d’oméga 3.
Vous serez encore plus sain et vous aurez plus de muscle et moins de graisse.