L'acide alpha-lipoïque

Par Xavier Fox 

A l'heure actuelle, il existe de nombreux suppléments sur le marché et, bien que certains y soient disponibles depuis très longtemps, ils passent plus inaperçus que d'autres de mise au point plus récente. Appartient à cette catégorie l'acide alpha-lipoïque. En moins de vingt ans, la communeauté médicale l'a classifié comme un des antioxydants les plus puissants qu'on connaisse. Il a été découvert il y a 50 ans, mais cela n'a été que beaucoup plus tard, une fois qu'on a recueilli les données nécessaires, que les autorités sanitaires ont reconnu son efficacité.
Logiquement, quand un supplément accède au marché, il fait l'objet de beaucoup d'autres études. Dans le cas de l'acide alpha-lipoïque (ALA), c'est maintenant qu'on lui découvre d'autres propriétés susceptibles d'intéresser ceux qui s'entraînent aux poids. 

Si vous décidez de vous procurer ce supplément, choisissez celui qui spécifie clairement sur l'étiquette une de ces quatre dénominations : acide thioctique, acide 1,2 dithiolane-3-pentanoïque, acide 1,2 dithiolane-3-valérique ou acide 6,8 thioctique. L'ALA est un agent disulphure composé pour la plupart d'acide caprilyque –un acide gras de chaîne moyenne– et de deux atomes de soufre. De par sa structure chimique, il est capable de former une liaison avec des métaux lourds, comme le mercure, le cadmium, le fer et le cuivre et les rendre inactifs. Il participe aussi aux réactions de notre organisme destinées à produire de l'énergie en prenant les formes lipoamide et lipoate. Quand il se transforme en la première, l'ALA stimule les enzymes chargées de contrôler les molécules qui synthétisent l'énergie (en fait, notre organisme ne peut en générer sans cette substance) et qui décomposent les acides aminés. D'autre part, il revêt une grande importance pour les fonctions qui ont lieu à l'intérieur des mitochondries. Un déficit en ALA suscite des problèmes associés à la fatigue.
En règle générale, notre corps produit suffisamment d'acide alpha-lipoïque pour créer l'énergie dont il a besoin. Qui plus est, quand sa quantité est excessive, notre organisme utilise l'ALA en surplus comme antioxydant, sous forme d'acide alpha dihydrolipoïque. Comme supplément, nous pourrons donc disposer de quantités additionnelles de cet agent pour bénéficier de ses propriétés préventives de l'oxydation. En outre, l'ALA recycle d'autres antioxydants fondamentaux de l'organisme. Pour ce faire, il élimine les radicaux libres neutralisés par ces derniers, ce qui leur permet à nouveau de combattre d'autres radicaux libres. Mais cela n'est pas tout. En effet, l'ALA est capable de reproduire l'action d'autres antioxydants. Si, par exemple, une personne venait à manquer de vitamine C, l'acide alpha-lipoïque reprendrait les fonctions de cette dernière. On a constaté que les concentrations du puissant antioxydant glutathion, qui diminuent d'environ 50% suite à l'exercice physique, augmentent à nouveau après l'ingestion d'un supplément d'ALA.
Etant aussi bien liposoluble qu'hydrosoluble, cette substance peut agir à l'intérieur et à l'extérieur des cellules. Etant donné son efficacité comme antioxydant, elle devrait faire partie de la diète de tout athlète car, comme vous le savez, l'intensité de l'entraînement aux poids et des séances cardio-vasculaires provoque l'apparition de radicaux libres dans l'organisme.
L'acide alpha-lipoïque ne se limite pas à s'acquitter des fonctions décrites, mais il en remplit d'autres dans les mitochondries, dont celle de mettre un frein à la détérioration de ces organelles et de l'ADN. Evidemment, il s'agit là d'un processus inévitable qui a lieu avec l'âge. Il n'en reste pas moins que les effets de l'ALA empêchent que les capacités physiques du sujet se détériorent excessivement suite au vieillissement.
Le diabète du type II apparaît d'habitude après une période prolongée d'insulinorésistance, caractérisée par la perte de sensibilité des sites récepteurs, qui se trouvent dans la membrane cellulaire. C'est un processus qui provoque l'intolérance au glucose, lequel s'accumule progressivement dans le torrent circulatoire. Au début, le diabète du type II et celui du type I sont différents : les individus qui souffrent de ce dernier présentent une insuffisance insulinique, ce qui fait qu'il ne se produit pas d'insensibilité des sites récepteurs. Au contraire, ce qui souffrent celui du type II ont une quantité excessive d'insuline dans le sang dès le début. Cependant, après une longue période de libération excessive d'insuline, le pancréas risque de perdre sa capacité d'en produire, ce qui rend ce diabète insulinodépendant, c'est-à-dire du type I. Heureusement pour ceux qui présentent celui du type II (non-insulinodépendant), les études commencent à montrer une éventuelle corrélation entre les fortes doses d'acide alpha-lipoïque et l'amélioration de la sensibilité à l'insuline. Il est démontré que l'administration à des diabétiques du type II de doses d'entre 600 et 1000 mg par voie intraveineuse augmente la sensibilité à l'insuline entre 27 et 51%, alors que des doses par voie orale d'entre 600 et 1800 mg l'augmente de 25%.
Actuellement, on effectue d'autres expériences pour analyser les effets de l'ALA sur les cardiopathies, l'infarctus cérébral, les maladies de Parkinson et d'Alzheimer et la perte d'énergie, force musculaire et fonctions cérébrales.
En plus des produits disponibles sur le marché, il existe des sources naturelles hautes en acide alpha-lipoïque, parmi lesquelles se trouve une grande variété d'aliments d'origine animale et végétale. Dans la plupart d'entre eux, cette substance se dérive d'enzymes contenant de la lipoamide, laquelle s'unit à l'acide aminé lysine (lipoïlysine). Les enzymes digestives ne sont pas capables de rompre la liaison de l'acide alpha-lipoïque et la lysine. N'ayant pas pu déceler de l'acide alpha-lipoïque libre dans le sang des personnes qui ne prennent pas de suppléments de ce genre, les hommes de science sont arrivés à la conclusion que le corps humain assimile la plus grande partie de l'ALA de la nourriture sous forme de lipoïlysine. Par conséquent, l'acide alpha-lipoïque doit être obtenu autrement.
Parmi les sources hautes en ALA se trouvent le foie, la levure, les reins, les coeurs, les épinards, les brocoli et les tomates. Avec la quantité d'aliments qui en contiennent, c'est tout de même incroyable qu'il y ait des personnes présentant une carence en ALA.
Si vous avez décidé de prendre un supplément d'acide lipoïque, les infos suivantes vous seront utiles. Il y a deux formes d'ALA : le S-ALA et le R-ALA. La première résulte de l'élaboration de l'acide alpha-lipoïque de synthèse et la seconde est la forme biologiquement active que produit notre organisme et qui est jusqu'à 12 fois plus efficace. Assurez-vous donc que le supplément que vous acheterez contienne 100% de R-ALA. La plupart des produits sont un mélange des deux formes parce que leur séparation industrielle est très onéreuse. En raison de sa haute efficacité, les produits contenant exclusivement du R-ALA sont plus rentables sur le long terme.
En fait, c'est la seule forme d'acide alpha-lipoïque qui s'unit aux enzymes de notre organisme pour la production d'énergie. Le métabolisme du S-ALA a lieu hors de la cellule, ce qui diminue la capacité du R-ALA de pénétrer dans la membrane mitochondriale pour intervenir dans la glucolyse. D'autre part, les bienfaits du R-ALA sont très nombreux : réduit l'inflammation, augmente la sensibilité à l'insuline, favorise le transport de glucose, accélère le rythme métabolique –ce qui réduit le pourcentage de graisse corporelle–, améliore la mémoire, écarte le risque de troubles cérébraux, prévient les dysfonctions de la cognition et protège le cerveau du déclin neurologique dû au vieillissement. Voilà donc les raisons pour lesquelles je vous anime à acheter un supplément 100% naturel. Ce sera un excellent investissement !
Du fait de la rapidité d'absorption, métabolisme et libération de l'ALA du plasme sanguin et des autres tissus, il est recommandé d'en répartir les ingestions sur toute la journée, au lieu de prendre la dose journalière en une seule fois. Et ne croyez surtout pas que plus vous en prendrez, d'autant meilleurs seront les résultats. Respectez scrupuleusement les quantités indiquées dans le mode d'emploi, car autrement vous risqueriez de souffrir de nausée, de douleur d'estomac et même d'une diminution des concentrations de sucre sanguin.
L'acide alpha-lipoïque devrait faire partie de votre arsenal de suppléments. Non seulement vous permettra-t-il de prendre du muscle plus rapidement, mais il vous aidera à éliminer de la graisse. Un véritable supplément pour culturistes !
Outre le fait d'accélérer le transport des nutriments aux muscles, l'ALA désintoxique l'organisme en vertu de ses formidables vertus antioxydantes et régénère d'autres antioxydants afin d'annuler l'action des radicaux libres.
L'acide alpha-lipoïque, voilà l'ingrédient principal du succès !